Missions humanitaires : pourquoi pas vous ?

Par Joan Caillon le 28-03-2016 0 commentaires | 294 vues

Pour ceux qui rêvent de voyages et qui se sentent concernés par les inégalités de ce monde, partir en missions humanitaires est le bon moyen de trouver son bonheur. C’est un terme qui peut effrayer, et se lancer dans l’aventure mérite réflexion (et un peu d’économies), mais l’expérience est tellement gratifiante, et révélatrice, que je ne peux que vous y encourager.   

Mon expérience est un peu particulière, de l’humanitaire privé en quelque sorte. Je ne suis pas parti avec un organisme, mais avec un ami qui a créé un orphelinat au Bénin, dans le but de faire de l’animation auprès des enfants. Je ne peux malheureusement pas vous conseiller sur les organismes qui organisent ce genre de voyage, mais au moins vous parler des avantages et inconvénients de l’expérience, et comment s’y préparer. 

Pourquoi partir ?
Si la langue constitue un obstacle pour vous, les anciennes colonies françaises sont votre destination. Projet de construction, restauration de structures institutionnelles, création de fermes, enseignement… les projets ne manquent pas.   

Le premier avantage avec l’Afrique, qui peut aussi être l’inconvénient, c’est qu’elle vous met face aux réalités du monde, et ça fait mal. Plus d’écran télé pour vous protéger, là, c’est juste devant vous, et détourner le regard ne suffira pas pour faire disparaître les images. On laisse tous ses préjugés et états d’âme à la maison et on observe. On se rend vite compte que les pays développés comme les nôtres vivent comme des rois, dans un confort extrême, et en revenant, on relativise bien sûr tout ce qu’on possède, et si ça nous est vraiment utile.   

Ce continent a tellement à nous apprendre au niveau relations humaines ; une solidarité sans faille, c’est ancré dans leurs mœurs, chacun s’entraide, même les commerçants ne sont pas en concurrence.   

Pour ma part, travailler avec les enfants était extrêmement enrichissant ; totalement différent, loin des tablettes, PC et autres technologies, leur imaginaire est débordant, et ils ne sont jamais à court d’occupations. Leur sens du partage est impressionnant également, ou plutôt, le fait de posséder quelque chose est inexistant.   

Enfin, si vous choisissez l’Afrique, vous ne serez pas déçu par les paysages. Le continent regorge de panoramas à couper le souffle et possède une flore aussi diverse que magnifique. En résumé, vous reviendrez en France avec un rapport à la vie complètement changé. 

Qu’est-ce qui m’attend ?
Ce ne sont pas vraiment des inconvénients, mais voici quelques aspects auxquels nous ne sommes pas forcément préparés en arrivant là-bas. 

Les moustiques, véritable fléau, la chaleur, qui vous assomme dès la sortie de l’aéroport, ou encore l’eau non-potable, qui peut vous jouer des tours si vous n’êtes pas prudent (dédicace à la tourista). Il faudra aussi vous attendre à être considéré comme de vrais portefeuilles sur pattes. Blanc = riche dans ces pays, et les prix doublent voir triplent dès que vous demandez un service, donc pensez à vous renseigner sur le coût de la vie, et n’hésitez surtout pas à négocier, c’est d’usage.

Enfin, procédure obligatoire pour l’Afrique ; les vaccins.

Vous ne pourrez pas partir si vous n’êtes pas vacciné contre la fièvre jaune, mais celui-ci a un coût, environ 75 euros (et deux jours dans le brouillard). Les médecins recommandent également les vaccins contre l’hépatite B et C, plus la Malarone contre le paludisme. Aucun n’est remboursé par la sécurité sociale, et on arrive vite à la barre des 200 euros. Je m’en suis très bien sorti avec seulement le vaccin contre la fièvre jaune et la Malarone (en générique, sinon c’est encore plus cher), mais si vous préférez être prudent, c’est tout à votre honneur.   

En privé ou missionné par un organisme, l’humanitaire est une expérience qui vous change, éprouve vos limites et remet du baume au cœur, je ne peux que vous encourager, encore une fois, à paqueter vos valises et sauter dans le premier bateau ou avion, et surtout, n’oubliez pas votre humanité.

Joan Caillon, 20 ans
Etudiant en 3ème année d’Information et Communication
Rennes

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