La fac après la prépa: Comment adoucir la transition?

Par Gaëlle Perrier le 04-07-2016 0 commentaires | 431 vues


Deux ans de classe préparatoire à travailler d'arrache-pied pour les concours de Normale Sup' puis la fac. Pour beaucoup, le choc est rude. Amphis remplis, professeurs inaccessibles, emplois du temps légers, pas de contrôle continu. Pour moi, après deux ans de classe préparatoire à être encadrée par une équipe de profs excellents et en permanence en contact avec les autres étudiants de la promo, c'est rude. Alors, comment s'adapter à ce nouveau régime de liberté quand on a passé deux ans cloîtré dans sa chambre à travailler et que vos nouveaux condisciples sont eux bien acclimatés à la vie universitaire ?



Proposition 1 : Les clubs/associations


Lorsqu'on est en prépa, on a pas le temps de penser à autre chose qu'à sa prochaine dissertation à rendre. Mais à la fac, un nouveau monde de possibilités s'offre à vous. Entrer dans un BDE, une organisation humanitaire, une association. Moi j'ai fait le choix du BDE. En prenant un titre « responsable soirée » / « responsable culture » / « responsable communication »/ «trésorier » / etc. on se trouve très vite très occupé, à répondre à des mails, chercher de nouvelles idées, échanger, construire. Les clubs sportifs et culturels des facultés sont souvent très développés aussi et vous investir tôt dans une de ces activités vous permettra de ne pas sombrer dans la « dépression post prépa » qui touche beaucoup les étudiants entrant en fac (mais qui n'épargne pas nécessairement ceux qui sont entrés dans les « Grandes écoles »).

Proposition 2 : Un job étudiant


Comment mieux occuper son temps que de se trouver un job étudiant ? Garder des enfants, donner des cours particuliers, devenir serveur/euse, avec un peu de recherche et un peaufinage de votre CV vous pourrez sûrement trouver un job qui vous plaît, et qui vous permettra par ailleurs de financer vos vacances/apéros du jeudi soir. Moi, j'ai décidé de donner des cours d'instrument à des adultes, en cours particulier. Une idée un peu originale, mais qui m'a bien réussit puisque j'ai suivi deux élèves cette année, qui ont beaucoup progressé. Attention néanmoins à bien évaluer vos possibilités ! Si, certes, vous avez moins de cours qu'en prépa et une grande force de travail, un job d'une dizaine d'heures par semaine, c'est déjà beaucoup. A la fac, il faut gérer des périodes creuses, mais aussi des périodes de rush où tous les devoirs et tous les partiels arrivent en même temps. Il faut donc que vous puissiez vous ménager du temps pour assurer vos études, et aussi prendre du temps pour vous.

Proposition 3 : La double licence

Plus radical, un certain nombre d'étudiants en prépa choisissent de s'orienter vers une L3 en double licence. Deux licences, deux fois plus de cours dans l'emploi du temps, deux fois plus de travail personnel. Un fossé moins creusé après une prépa. Alors est-ce pour autant la bonne solution ? Certains ont trouvé dans cette voie une transition plus douce à la fac, mais attention tout de même car en faisant ce choix, vous vous interdisez d'une certaine manière de vous investir dans d'autres activités périscolaires comme les clubs ou les associations car vous n'aurez probablement pas le temps pour ça. Autre contrainte : trouver un établissement qui acceptera de vous admettre en troisième année sans avoir fait les deux années précédentes en double licence. Pour ce qui est des parcours Langues-Lettres, Histoire-Lettres ou tout autre cursus cumulant deux de vos domaines de spécialité en khâgne, le problème se pose généralement assez peu si vous vous y prenez tôt. La transition, de même, vers un cursus Histoire-Info-Com est aussi faisable ; mise en garde néanmoins pour le Droit ou les Sciences Politiques, qui risquent de vous imposer au mieux des cours supplémentaires de rattrapage, au pire, de faire une L2 dans la double licence. Mais après tout, si c'est la double-licence de vos rêves, pourquoi pas une L2 ?

Proposition 4 : Un semestre à l'étranger

Là, il faut s'y prendre tôt, dès le début de votre deuxième année ! Si vous êtes déjà sûrs de ne pas vouloir/de ne pas être en capacité d'intégrer une Grande école/que vous êtes surs d'aller à la fac, ou que du moins c'est fort probable, vous pouvez vous inscrire à la faculté dans la ville où se trouve votre prépa l'année de votre Spé. De nombreuses prépa ont des accords avec l'Université et certaines recommandent même cette double inscription à ceux qui souhaitent faire une année en Erasmus. En effet, sachez que si vous comptez partir pour l'année de votre L3, vous devrez poser votre dossier au début de l'année universitaire précédente et assister aux réunions d'informations qui se déroulent le plus souvent en fin de premier semestre. Sans ça, il est peu probable que l'Université vous laisse partir un semestre à l'étranger. Cependant, c'est une réelle opportunité de pouvoir partir de cette manière directement après la prépa, et avant le début du master, années pendant lesquelles il est plus compliqué de partir à l'étranger (rédaction d'un mémoire, stages obligatoires, etc.)



Gaëlle (20)


Grenoble


L3 Information-Communication, après une khâgne Lyon spé philo

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