Les 5 films cultes à voir absolument quand on est étudiant

Par Loïs Mangin le 27-08-2016 0 commentaires | 855 vues

Cette sélection est purement personnelle et subjective (et je dois surement en oublier certains)
mais voici les 5 films qui peuvent, selon moi, être appréciables à voir quand on est étudiant (et jeune par ailleurs). L’article est garanti sans « Spoilers ». 

Le Lauréat (The Graduate) 

Si certains considèrent Le Lauréat (1969) comme un film culte, il est avant tout, le longmétrage  qui révéla la future légende américaine Dustin Hoffman. Agé de 27 ans à l’époque du tournage, l’acteur doublement oscarisé par la suite, incarne Benjamin Braddock, un jeune homme de 21 ans tout juste diplômé et juste perdu concernant son avenir. Durant ses vacances d’été, il retourne vivre chez ses parents et fait la connaissance de Mrs Robinson, la femme du patron de son père, qui entreprend de le séduire. Si le jeune Ben se laisse tenter par la tentation (sexuelle) avec la séduisante « cougar », il est confronté à un dilemme quand Mr Robinson lui demande de sortir avec sa fille Elaine.

Pourquoi retenir ce film ? Tout d’abord, pour les prestations de Dustin Hoffman et d’Anne Bancroft (Mrs Robinson) qui partagent les meilleures scènes du film. Autrement, outre la bande-originale inoubliable de Simon et Garfunkel avec des titres comme « Mrs Robinson » ou « Sound of Silence », plusieurs étudiants pourront se reconnaitre dans le personnage de Benjamin, jeune diplômé candide et indécis concernant son avenir alors que sa famille nourrit de grands espoirs en lui.

Pour l’anecdote, Anne « Mrs Robinson » Bancroft n’avait que 9 ans d’écart avec Dustin Hoffman alors qu’elle devait jouer une femme ayant 20 ans de plus que Ben.

American Pie 

Culte (encore) pour toute une génération, American pie (1999) demeure l’un des précurseurs du « teen comedy » par excellence et aborde de front le sujet tabou qu’a été le « sexe » chez les jeunes. Ce film narre les aventures (ou plutôt les mésaventures) de quatre adolescents faisant le pacte de perdre leur virginité avant la fin de leur dernière année de lycée.

Pourquoi retenir ce film ? Si les suites (surtout après le 3) n’ont pas la même finalité, cette part de tarte s’est révélée savoureuse tant elle traite aussi d’amitié, d’appréhension vis-à-vis du futur et d’entrée difficile dans le monde adulte. Le lycée est également dépeint comme un univers parfois impitoyable mais surtout comme le carnaval des « premières fois », ces étapes qui forgeront des souvenirs indélébiles, à la fois, heureux et traumatisants, pour nos protagonistes (et les jeunes adultes par extension). Bien qu’un peu obsédés, ces héros-losers, sont, au final, très attachants et hilarants. Aucun n’est épargné par les situations ridicules et rocambolesques. Et puis, vous ne verrez plus les tartes à la pomme de la même façon.

Pour l’anecdote, le morceau « Mrs Robinson » de Simon et Garfunkel (évoqué plus haut) est également joué dans le film.


Le Cercle des Poètes disparus (Dead Poets Society) 

« Carpe Diem », « Oh, Capitaine mon Capitaine », « Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie ». Ces citations resteront dans la tête de plusieurs étudiants ayant visionné, le Cercle des Poètes disparus. Le film retrace la rencontre entre un professeur aussi bienveillant qu’atypique et de plusieurs jeunes étudiants d’une école prestigieuse (et conservatrice). John Keating, joué par Robin Williams, invite ses élèves à s’affranchir des normes de l’institution pour s’éveiller, s’émerveiller et s’émanciper en devenant des esprits libres.

Pourquoi retenir ce film ? Conférant à Robin Williams son statut de « star », ce film de 1989 révéla notamment Ethan Hawke (Before Sunrise, Training Day) et Robert Sean Leonard (Dr House).Véritable ode à la liberté à l’anticonformisme assumé, l’oeuvre du réalisateur australien Peter Weir aide particulièrement à décompresser et à prendre du recul par rapport à des études souvent jugées prenantes et stressantes. Et puis, on a tous rêvé d’avoir un prof de lettres comme Robin Williams (enfin, John Keating). A l’instar de ces jeunes poètes, on a juste envie de « profiter du temps présent » (Carpe Diem) dès le générique de fin et d’entrer dans le « Cercle ».

Pour l’anecdote, la (magnifique) musique du film est française, signée par Maurice Jarre (Lawrence d’Arabie, Ghost).

L’Auberge Espagnole 

Le programme Erasmus (et consorts) peut dire « merci » au film de Cedric Klapicsh (2002) qui a pu donner envie à plusieurs étudiants de partir étudier à l’étranger. En effet, le film raconte l’histoire de Xavier, jeune étudiant parti étudier à Barcelone pour sa dernière année d’université et qui va découvrir les joies (et les peines) de la colocation.

Pourquoi retenir ce film ?
Avec humour, le film tourne en dérision le système universitaire français et ses lourdeurs administratives qu’on a, tous, connu une fois dans la vie. A travers les yeux (et les mots) de Xavier, l’histoire s’intéresse étroitement à l’éloignement, au caractère anodin et banale d’une
rencontre et à l’entrée dans le monde adulte. Et puis, il y a la beauté presque charnelle de Barcelone. Au final, on est rapidement conquis par ce « feel good movie » qui fait du bien.

Pour l’anecdote, les aventures de Xavier se poursuivent dans deux suites (Les Poupées Russes et Casse-tête chinois), sortis respectivement en 2005 et 2013.


The Breakfast Club 

Il y a plus de 30 ans, naquit le Breakfast Club créé par cinq lycéens que tout oppose, pendant leurs heures de retenue. Ils doivent rédiger une dissertation sur la question « Qui pensez-vous être ? ». Au fil du récit, les protagonistes se dévoilent peu à peu, apprennent qu’ils ont beaucoup en commun et ce malgré les clichés qu’ils choisissent de présenter au monde. Ils vont progressivement abaisser les barrières que la vie étudiante (ici au lycée) leur a forcé à ériger.

Pourquoi retenir ce film ?
Ces cinq jeunes sont plus ou moins conformes à un traditionnel stéréotype (l’athlète, l’intello, la princesse, le rebelle et la folle) que certains étudiants ont pu retrouver dans leur classe. En se révélant aux autres, chacun des membres du Club va ainsi tenter de déconstruire et de surmonter son étiquette qui lui colle à la peau. Bref, cette rencontre de jeunes en quête d’identité s’avère touchant, marrant et très contemporain. La BO très 80’s vaut également le
détour.

Pour l’anecdote, Andy, le sportif du groupe, est interprété par Emilio Estevez qui n’est autre que le frère de Charlie Sheen (Platoon, Mon oncle Charlie) et le fils de Martin Sheen (Apocalypse Now, A la Maison Blanche).


Mais aussi Will Hunting (Good Will Hunting), The Social Network, Grease, Into the Wild, 21 et 22 Jump Street, American Graffiti, Footloose, La Folle journée de Ferris Bueller (Ferris Bueller’s day off), Monstres Academy (Monsters University), Ecrire pour exister (Freedom Writers), The Faculty, Le Monde de Charlie (The perks of being a wallflower)…


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Loïs Mangin, 23 ans

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