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Les 12 compétences indispensables pour décrocher un job dans le marketing en 2019

Par Marketing Management le 06-05-2019

Le marketeur moderne, pour maximiser ses chances d’intégrer la startup en pleine expansion ou un grand groupe indétronable doit compiler un maximum de compétences. Plus vous en aurez dans votre trousse à out’, plus vous aurez de chances de travailler sur les projets qui vous intéressent. Voici 12 des compétences les plus recherchées en marketing en 2019.  

1. La gestion de projet, une seconde nature

 

Que vous souhaitiez rejoindre une agence de communication, une agence d’inbound marketing, un éditeur de logiciel, ou un annonceur (comprendre une marque), savoir gérer “un projet” est une compétence qu’il vous faudra développer tout au long de votre carrière, et autant vous dire, le plus tôt vous commencerez, mieux cela sera !

Sans être forcément Chef de projets ou Directeur de projet, des postes tels que Chargé de marketing, Chargé de communication, Chargé de clientèle, Account Manager, Chargé de comptes, Chef de publicité requièrent de bonnes compétences en gestion de projet :

  • planification de vos tâches et de certaines de celles de vos collaborateurs
  • priorisation de certains étapes des projets sur lesquels vous aurez l’opportunité de travailler (site web, brochure, événement …)
  • aisance relationnelle : vous serez quotidiennement en relation avec des prospects, des clients, des prestataires, des fournisseurs, des collègues, il ne faudra pas être timide pour pouvoir obtenir ce que vous le voulez dans un timing acceptable !

Peu importe l’ampleur du projet sur lequel vous avez la chance de travailler, il sera primordial de savoir s’organiser !



2. Savoir jongler avec la data et maîtriser les outils d’analyse

 

Depuis quelques années maintenant, la donnée est au centre de toutes les stratégies. Début 2000, les marketeurs n’avaient accès qu’aux études de marché, aux enquêtes de satisfaction et tableaux de ventes pour savoir ce qui marchait, ce que les consommateurs voulaient.

En janvier 2019, on recensait plus 60 millions d’internautes sur 65,36 millions de français, soit un taux de pénétration de 92%, et 38% d’utilisateurs actifs sur les réseaux sociaux (Source : Blogdumoderateur). Ce sont des milliards de données créées, échangées, accessibles et exploitables.

Collecter et étudier ces données déclaratives et comportementales vous donnera des élément essentiels  

pour pouvoir comprendre les attentes de vos prospects, l’historique de vos clients … Capitaliser sur la data est primordial pour les entreprises aujourd’hui, et votre capacité à analyser les données sera donc requise.

Les outils de type Google Analytics ou les outils de Gestion de la Relation Client (CRM) permettent aujourd’hui de suivre, enregistrer les interactions entre vos internautes, vos clients en magasin, les usagers des applications mobiles.

Le data analyst, ou data scientist a pour mission de traduire des datas en données marketing et commerciales : visiteurs récurrents = prospects intéressés, historique de transactions = taux de réachat … Du moment que la donnée existe, il est possible de l’exploiter et de lui faire dire quelque chose !


data

 

3. Ne pas être totalement mauvais dans la rédaction de contenu

 

Selon le poste que vous convoitez, il est possible que l’on vous demande de rédiger du “contenu”. On ne parle pas des emails que vous échangerez quotidiennement, mais des annonces que vous allez devoir paramétrer dans Google Ads, des publications sur Facebook, mais surtout d’articles de blog ou documentations internes.

On ne vous demande pas forcément d’avoir fait 5 ans de journalisme, mais une certaine aisance rédactionnelle sera un plus indéniable. La veille concurrentielle, sectorielle et digitale vous permettront également de proposer des contenus pertinents pour votre audience.

Inutile de le préciser, mais pour ne pas ternir la notoriété de la société pour laquelle vous écrivez, la conjugaison, l’orthographe et la syntaxe devront être irréprochables !



4. Penser “mobile first”

 

64,7 millions d’abonnements téléphoniques pour 65,36 millions de français. Même si certaines personnes possèdent plusieurs abonnements (perso, pro), et que 99% des français n’ont pas tous un abonnement mobile (notamment les -10 ans et les +80 ans), l’usage du mobile en France n’est plus à prouver.

En 2016, le mobile est devenu le premier appareil pour se connecter à internet (devant l’ordinateur, et loin devant la tablette). 34 millions de mobinautes en France en 2018 pour 31 millions en 2017 (Source : Médiamétrie), et 30 millions en 2016 (Mediamétrie toujours).

Les français utilisent de plus en plus leur smartphone (la tendance se vérifie généralement dans les autres pays du monde), il faut donc désormais penser : sites web responsives (qui s’adaptent à la résolution de l’écran et masquent certains contenus), apps mobiles, publicité in-app, e-mailings et publicités adaptés aux mobiles.

Nous comptons sur vous pour convaincre vos futurs collaborateurs ! Ce n’est plus aux consommateurs de s’adapter aux contenus imposés par les sociétés, mais aux entreprises de s’adapter aux habitudes de consommation de ses cibles.



5. Dans toutes ses actions, penser en premier lieu à l’expérience utilisateur et l’expérience client

 

Des marques comme Amazon, Uber ont disrupté les usages et l’idée qu’on se fait de l’expérience client : livraison rapide et gratuite, service client irréprochable. Le problème est surtout pour les concurrents : une fois que l’on s’est habitué à être chouchouté par les marques auprès desquelles on achète, on ne peut plus se passer de ce même niveau de prestation. Certaines enseignes l’ont compris, mais de nombreux irréductibles gaulois continuent de faire du business comme avant votre naissance. Si celles-ci ne prennent pas le virage du digital et ne transforment pas leurs méthodes, elles risquent de ne plus exister après 2025.

Les consommateurs veulent désormais que leurs besoins soient pris en considération, qu’on leur réponde rapidement, et qu’il n’y ait aucune friction dans leur expérience d’achat.

Dans votre futur métier de Marketeur, mettez-vous à la place de vos prospects et de vos clients : quelle relation souhaiteriez-vous avoir avec la marque ? de quelle manière souhaiteriez-vous être informé ? être pris en charge ? Vous accepteriez d’attendre 8 jours pour que le service après-vente réponde à votre première sollicitation ? De payer autant de frais de port que le produit acheté, et payer en plus pour le renvoyer ?



6. Sans être forcément graphiste, être un tant soit peu créatif

 

Selon la taille des sociétés, on vous demandera de créer des supports de communication plus ou moins aboutis : de la présentation powerpoint du comité de direction trimestriel au court métrage publicitaire pour le lancement du dernier produit phare de la marque pour laquelle vous rêvez de travailler suite à vos premiers cours de marketing.

La maîtrise de la suite Adobe est évidemment un plus (Photoshop, Dreamweaver, Indesign, Acrobat, Illustrator, Premiere), mais ce ne sont bien évidemment pas les seuls. Le format image, bien qu’utilisé sur de nombreux canaux, n’est plus le format le plus engageant  (Source : FullContent).

De nombreux outils tels que Canva, ou même Keynote, Powerpoint vous permettent de faire des infographies plus que correctes pour le blog d’entreprise, des supports pour vos campagnes Facebook, Google Ads…. Mais en 2019, c’est le format vidéo qui cartonne !

Si vous êtes youtubeur(se) dans l’âme, il se peut que vous utilisiez déjà Adobe Première Pro ou Final Cut Pro (pour les inconditionnels de la pomme), mais d’autres solutions existent : Filmora, Animoto, Lumen 5 ou même Biteable), et votre connaissance de ces outils sera un plus non négligeable sur votre CV.



7. Penser ROI, manger ROI et rêver ROI

 

Penser comme un Roi, manger comme un Roi ou une Reine ? Non, le R.O.I, c’est le Return On Investment (dans la langue d’Adele ou de Jay-Z), mais “Retour Sur Investissement” en français.  

Les budgets marketing ne sont plus ce qu’ils étaient à la fin des années 90 (pour ceux qui ne connaissent pas 99 Francs), et les campagnes marketing doivent faire au mieux avec moins. Il est donc nécessaire de penser “rentabilité” avant de se lancer dans une campagne de publicité, une campagne inbound marketing.

Il faut donc développer cet état d’esprit pour toutes les actions que vous mènerez. Privilégiez les campagnes digitales, car vous pouvez tracker toutes les actions des internautes et rattacher le chiffre d’affaires généré aux dépenses allouées au développement d’un site web, d’une application mobile, du budget dépensé pour sponsoriser vos publications sur les réseaux sociaux.

Une bonne action marketing est une action rentable (même si celles orientées “notoriété” ne sont pas non plus à proscrire : tout dépend des objectifs marketing de l’entreprise).

 

8. Connaître les bases du SEO

 

Les internautes, et je pense que vous en faites partie, commencent à saturer des publicités intempestives au beau milieu du visionnage d’une vidéo, sur le côté droit de votre boîte mail, ou en popup lorsque vous essayer de lire tranquillement un article, et on ne parle même pas des brochures dans la boîte aux lettres qui finissent directement dans la corbeille du hall de votre résidence.

Les internautes se renseignent désormais sur Google lorsqu’ils recherchent un produit ou un service : plus de 90% des requêtes sont faites sur ce moteur de recherche (Source : Gstatcounter). Il est donc primordial pour les entreprises d’êtres bien référencées sur ce moteur de recherche.

Il vous sera donc probablement demandé d’avoir quelques notions en Search Engine Optimization (SEO), ou en d’autres termes de connaître les règles du référencement naturel : optimisation des titres et balises de vos pages web et articles de blog, optimisation des tags pour vous images et vidéos …. liens vers des sites web bénéficiant d’une bonne autorité….

 

Ecrire



9. Avoir des notions en gestion de campagnes payantes

 

Au delà de l’obtention d’un bon référencement naturel, diablement efficace mais qui peut prendre plusieurs mois, voire plusieurs années, vous pourrez être amenés à réaliser quelques actions tactiques : apparaître dans les résultats payants de Google, invisibles si utilisations d’un Adblocker, mais qui ont le mérite de s’afficher sur les deux ou trois premières positions.

Sur Google, ces résultats sont suivis de la petite mention “Annonce”, sur Facebook par exemple, vous verrez des publications “sponsorisées”.

Pourquoi ces campagnes payantes peuvent être efficaces ? car 70% à 77% des clics sont concentrés sur les 5 premiers résultats. (Source : iProspect).

Si vous n’avez encore jamais géré de campagnes payantes, Google propose des formations gratuites ! sur Academy For Ads).

 

10. Gérer des communautés de milliers de fans sur les réseaux sociaux

 

Aaaaah le community management ! De nombreuses sociétés franchissent le cap et investissent les réseaux sociaux (et pensent même qu’une page Facebook peut remplacer un site web).

Facebook, Twitter, Instagram, Linkedin, Pinterest, Snapchat ... à chaque réseau son audience, sa finalité. Les grandes entreprises B2B auront tendance à prospecter sur Linkedin alors que les e-commerçants privilégieront plutôt Facebook ou Instagram, les marques visant les “jeunes” s’essaieront elles sur Snapchat.

Etre utilisateur d’un ou plusieurs de ces réseaux ne suffit pas, il faut prendre en considération de nombreux éléments pour faire vivre une communauté : leur fournir du contenu qui les intéresse, des contenus “beaux” (notamment sur Instagram) et qui les engage. Il y a des règles de formats à respecter, d’autres moins évidentes mais tout aussi importantes : le ton, la réactivité …

Vous ne vous adresserez pas de la même manière à des directeurs financiers sur Linkedin, qu’à des ados sur Instagram. Dans tous les cas, il vous faudra répondre rapidement, poliment, afin d’éviter toute crise publique !



11. Etre adaptable et proactif : avoir une grande capacité  à se remettre en question

 

Le propre du marketing est de concilier offre et demande. Il est donc primordial d’anticiper les besoins des clients pour fournir des produits et services qui répondent à leurs attentes.

Au sein de l’entreprise c’est la même chose. Tout change, tout le temps, il faut donc être particulièrement flexible et accepter de revenir plusieurs fois sur sa créa, sur sa présentation, sur son projet même ; afin de pouvoir fournir au final un résultat optimum.

Aucun humain n’est infaillible, il arrive de faire des erreurs, même aux meilleurs ; il faut cependant savoir endosser la responsabilité, savoir se remettre en question afin de continuer de progresser, s’améliorer, monter en compétences.

Avec l’expérience, vous commencerez à anticiper les éventuels blocages, résultats potentiels, et arriverez avec des plans B, C ou même D afin de satisfaire vos clients, vos fournisseurs et partenaires. La proactivité est une compétence recherchée mais qui ne s’acquiert qu’avec le vécu !



12 . Penser transversal : l'alignement Smartketing

 

Pour finir cette liste de compétences du parfait marketeur, le smarketing … Mais qu’est-ce donc ? C’est une fusion (comme dans Dragon Ball Z) entre Sales et Marketing…. C’est l’alignement des équipes commerciales et marketing.

Non vous ne devez pas les mettre en ligne et leur faire courir le 100m. Lorsqu’on parle d'alignement, on parle d’accord entre les deux équipes pour atteindre les mêmes objectifs commerciaux.

Concrètement, le marketing doit transmettre des prospects de qualités (des personnes vraiment intéressées) à l’équipe commerciale, et celle-ci doit les contacter rapidement pour optimiser leurs chances de les convertir en clients.

Chers marketeurs, “les commerciaux sont vos amis”. Ces créatures peuvent parfois vous sembler venir d’une autre planète, mais essayez de les comprendre, de marcher dans la même direction, ils parlent presque le même langage que vous !

 

 

Le marketeur 4.0 n’est pas un graphiste, ni un chef de projets, ni un journaliste, ni un statisticien, mais un petit peu de chaque. Véritable couteau-suisse sur pattes, même si toujours considéré comme “le stagiaire qui fait des dessins pour Facebook”, le marketeur ou la marketeuse de 2019 occupe un poste clé, à la fois en contact avec les clients, les prestataires et toutes les autres fonctions supports et administratives.

Les consommateurs changent, et les entreprises, y compris les collaborateurs doivent changer avec eux. Il est donc normal que les marketeurs évoluent également, et doivent développer de nouvelles compétences.

Les missions que vous aurez ces deux prochaines années ne sont pas les mêmes qu’il y a 3 ans et ne serons pas non plus les mêmes que dans 10 ans (notamment avec l’essor de l’IA, de la VR, et de la dématérialisation progressive).

Un bon marketeur est un élément curieux, innovateur et en formation continue ! Si vous reconnaissez certaines de vos compétences, ne tardez-plus et tentez au moins de développer celles qui vous manquent pour devenir un killer sur le marché !

 

Au sujet de l’auteur

 

Alexandre Robin

Consultant en Inbound Marketing et CRM chez Marketing Management IO, l’une des premières agences d’inbound marketing en France et partenaire Hubspot Platinium.

Leur mission : transformer les méthodes de marketing et de vente et aider les entreprises à accélérer leur croissance notamment en trouvant des clients via Internet.

Retrouvez toutes les actu marketing et CRM sur le site de Marketing Management IO.




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