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Qui n’a jamais eu envie d’apprendre le Haka en Nouvelle-Zélande, de prendre un « selfie » avec un Kangourou en Australie, ou encore de déguster de « vrais » sushis au Japon ?
Si vous désirez réaliser ses expériences stéréotypées (et bien d’autres) du bon touriste qui se respecte et découvrir le monde du travail à l’étranger, le Working Holiday Visa (WHV) ou Programme Vacances Travail (PVT) semble fait pour vous.


Au total, la France a signé des accords bilatéraux avec 7 pays comprenant également le Canada, l’Argentine, la Corée du Sud et Hong-Kong. Un accord avec Taiwan devrait bientôt voir le jour.

appareil photo

Les conditions pour obtenir le sésame


Il faut seulement avoir entre 18 et 30 ans (35 pour le Canada) et avoir le goût de l’aventure (avec bien sûr un passeport valide et un montant d’argent à justifier).


Globalement, le Visa (sous-classe 417) est valable pendant une durée d’un an dès que vous posez le pied dans le pays. Et pour les plus gourmands, si après un an, vous n’êtes pas rassasié, vous pouvez toujours demander à faire une seconde année en Australie ou 3 mois supplémentaires en Nouvelle-Zélande. Pour cela, il faut pouvoir être éligible. Dans le cas australien, il faut avoir travaillé au moins 88 jours (soit 3 mois) dans un secteur spécifique (vendanges, pêche, fermes, mines…).


L’assurance santé est obligatoire et fortement conseillée. Votre carte vitale française ne vous sera d’aucune utilité. En cas d’accident, maladie ou blessure sans votre assurance, vous serez ruinés mais votre amour pour la France ne sera que renforcé. A vous de choisir.


Au sujet des places disponibles, si l’Australie et la Nouvelle-Zélande n’ont instauré aucun quota, il n’en pas de même pour les autres pays comme le Canada (6750 places), la Corée du Sud (2000) ou encore l’Argentine (500 visas délivrés chaque année).

Les demandes d’obtention du précieux sésame s’effectuent par internet pour la plupart des pays, excepté l’Argentine et Hong-Kong où il faudra envoyer votre dossier par courrier (idéal pour les nostalgiques du XXème siècle).


Le coût du Visa varie en fonction du pays choisi, oscillant de 74 (Singapour) à 241 euros (Australie). Aucun frais n’est requis pour l’Argentine, le Japon et la Corée du Sud, ce qui n’est pas négligeable. Toutefois, les fonds à justifier vont de 2300 (Canada) à 4500 euros (Japon), ce qui est moins réjouissant.

 

avion dans les airs

Une fois sur place…

Pour trouver un emploi à l'étranger il est conseillé d'opter pour les secteurs suivants : l’hôtellerie-restauration, le tourisme ou l’agriculture. Vous pouvez toujours tenter de donner des cours de français individualisés ou en petit comité. Vos velléités d’intégrer l’Education Nationale à votre retour pourront être mises à l’épreuve.
Concernant le travail, il n’y a généralement aucune restriction, excepté en Australie où vous ne pouvez pas travailler plus de 6 mois pour le même employeur. Tant mieux, cela vous donne une raison de voyager.

Enfin, si l’école vous manque tant, vous pouvez toujours étudier dans votre nouveau pays. Généralement, des cours de langue sont proposés pour une certaine durée. Ce genre de voyage peut être idéal directement après la fin de vos études ou durant un « break » universitaire pour souffler un peu, délaisser vos bouquins (et vos Macs) et partir s’enivrer de la beauté du monde qui nous (vous) entoure.

Outre l’ébouriffante expérience culturelle, cette aventure regorge de points positifs comme l’apprentissage d’une nouvelle langue, la « débrouille » à l’étranger, l’enrichissement humain et personnel. Même si légalement, nous devenons des « adultes » à 18 ans, ces voyages loin du cocon familial forment véritablement de jeunes hommes et femmes.

filles allongées sur une voiture

Bien sûr, le séjour ne résumera pas à une promenade de santé continue, surtout quand il faudra trouver un logement abordable, un boulot décent (payé) ou ouvrir un compte en banque… Mais, dès le retour à la Maison, vous oublierez tous les épisodes compliqués pour ne garder que le meilleur. Votre retour en France s’apparentera alors à un lendemain de réveillon du Nouvel An. Vous ne vous souviendrez pas de tout ce qui s’est passé, vous aurez un peu mal au cœur mais vous aurez la certitude d’avoir passé un très bon moment.

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Loïs Mangin, 23 ans, Melbourne (Australie)

 

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